Technique d’autosuggestion C2 – méthode de punition pour l’amélioration de la personnalité

Technique d'autosuggestion C2 - méthode de punition pour l'amélioration de la personnalité

1. Introduction à la technique d’autosuggestion C2

Pouvons-nous changer notre nature profonde ou notre personnalité ?

Vous avez peut-être déjà entendu l’expression «Chassez le naturel, il revient au galop ». Elle est souvent utilisée pour exprimer l’idée que les gens ne peuvent pas changer leur personnalité fondamentale, leurs habitudes, leur nature innée, etc. Cependant, surmonter les défauts de notre caractère est une condition essentielle qui facilite la croissance spirituelle. Mais alors, si notre personnalité fondamentale est immuable, comment pouvons-nous surmonter nos défauts ?

Parfois, les gens ont recours à des livres d’auto-assistance et à des séances de thérapie individuelle ou de groupe avec des professionnels. Parfois, ces méthodes fonctionnent, parfois non. Pourquoi ? Un aspect fondamental de notre personnalité que la plupart des gens, et même la plupart des professionnels dans le domaine de la psychologie ou de la psychiatrie, ignorent, c’est qu’elle n’est pas purement psychologique et qu’elle se forme en réalité au cours de nombreuses vies. Grâce à la recherche spirituelle, nous avons découvert que notre personnalité provient des impressions enregistrées dans notre subconscient. Pour surmonter ces impressions profondément enracinées, il faut de l’énergie spirituelle en plus des efforts psychologiques. Dans notre série d’articles sur le processus d’élimination des défauts de personnalité (PDR), nous avons décrit comment réduire, et finalement éliminer, les défauts de personnalité en utilisant les autosuggestions de type A, B et C1. Cette technique d’auto-hypnose est une technique psycho-spirituelle qui cible et facilite le changement dans le subconscient.

Sur le plan pratique, les gens peuvent constater que certains traits de leur personnalité, tels que la colère, l’insécurité et les dépendances, sont assez difficiles à surmonter malgré tous leurs efforts. Dans la pratique médicale, si un médecin constate qu’un médicament qu’il a prescrit à un patient ne fonctionne pas, il change généralement de traitement. De la même manière, dans certains cas tenaces (de défauts de personnalité), lorsque nous avons essayé différentes techniques d’autosuggestion et que nous continuons à avoir des difficultés à surmonter un trait négatif, nous pouvons envisager d’utiliser la technique d’autosuggestion C2.

Avant de commencer cet article, afin de mieux comprendre, nous vous recommandons de lire les articles introductifs suivants sur le processus d’élimination des défauts de personnalité (PDR) :

2. Présentation générale de la technique d’autosuggestion C2

La technique d’autosuggestion C2 (également connue sous le nom de technique de punition ou d’aversion) est une méthode de « dernier recours » à employer lorsque les autres techniques d’autosuggestion (types A et B) n’ont pas donné de résultats. Cette technique consiste à utiliser une autosuggestion spécialement adaptée, ainsi qu’une punition au niveau physique ou psychologique, afin de conditionner l’esprit à détester et, à terme, à éviter les actions ou les comportements indésirables ou inacceptables.

Toute punition est une conséquence indésirable ou désagréable pour un individu ou un groupe, infligée par une autorité ou par soi-même, en réponse à un comportement répréhensible. Les punitions ont un effet dissuasif sur certains actes ou comportements indésirables ou inacceptables. Elles contribuent à :

  • Réforme – réformer un individu
  • Dissuasion – empêcher la répétition d’un comportement indésirable

La méthode de punition est utilisée pour créer dans l’esprit l’impression qu’une pensée, une émotion ou une action particulière est mauvaise et que, si elle est répétée, elle causera de la douleur ou de la souffrance, et non du bonheur. Lorsque l’esprit reçoit un stimulus douloureux en réponse à une pensée, une émotion ou une réaction erronée, il comprend que s’il répète cette action ou cette réaction, il recevra de la douleur. En conséquence, l’esprit s’abstient de la répéter.

3. Pour quels défauts de personnalité la technique d’autosuggestion C2 peut-elle être utilisée ?

La technique d’autosuggestion C2 peut être utilisée pour éliminer une grande variété de défauts de personnalité tenaces, tels que la dépendance au tabac ou à l’alcool, les mauvaises habitudes comme se ronger les ongles, le bégaiement, les troubles obsessionnels compulsifs, l’indécision, le sentiment d’infériorité, l’inquiétude, la méfiance et les pensées dépressives. Elle est également utile pour surmonter les hallucinations (entendre des voix étranges, sentir la présence de quelqu’un alors qu’il n’y a personne), les délires et les pensées suicidaires. Si aucun changement n’est observé dans les comportements addictifs tels que le tabagisme ou l’alcoolisme, et dans les habitudes telles que se ronger les ongles, bégayer et faire pipi au lit même après l’âge de 8 ans, la technique d’autosuggestion C2 peut être utilisée.

La technique C2 est particulièrement utile pour surmonter les défauts de personnalité tels que les addictions, où l’esprit se livre à une expérience agréable ou immersive. Ainsi, punir l’esprit aide à sortir de cette tendance à rechercher le plaisir (qui est obsessionnelle et nuisible). Par exemple, si l’esprit recherche le plaisir dans la rêverie, cela peut entraîner une perte de temps considérable. Mais la technique du pincement ou le C2 AS aide à sortir de la rêverie.

4. Pourquoi la technique d’autosuggestion C2 implique-t-elle une autosuggestion accompagnée d’une punition ?

Corriger le comportement d'un enfant

Pour comprendre pourquoi il est nécessaire d’accepter une punition dans le cadre de la technique d’autosuggestion C2, prenons l’exemple d’un enfant qui se comporte mal. Lorsqu’un enfant agit mal, les parents peuvent d’abord essayer de corriger son comportement en lui expliquant gentiment pourquoi il ne doit pas agir ainsi. Cependant, si le comportement négatif persiste, les parents ont généralement recours à une forme de punition. En effet, la punition envoie à l’esprit de l’enfant le message suivant : s’il répète un comportement inapproprié, il devra endurer une douleur ou une conséquence désagréable. Comme l’esprit cherche à rechercher le plaisir et non la douleur, la punition dissuadera plus efficacement l’enfant de répéter le comportement inapproprié.

Il en va de même pour les adultes. Même si nous pouvons penser que les punitions ne fonctionnent qu’avec les enfants, elles sont également efficaces avec les adultes. Il existe de nombreux exemples de punitions infligées aux adultes dans la vie quotidienne, comme les amendes pour excès de vitesse ou les sanctions pour retard au travail. Souvent, la peur de la punition contrôle l’esprit et empêche les comportements incorrects, car personne n’aime être puni. L’esprit a tendance à rejeter la punition ou à la craindre. Parfois, les gens pensent qu’en utilisant leur volonté, ils peuvent se punir eux-mêmes pour un comportement incorrect. Cependant, lorsque vient le moment de se punir, l’esprit « en quête de plaisir » trouvera invariablement un certain nombre d’excuses pour échapper à la punition. De plus, le simple fait de punir son esprit peut ne pas avoir l’effet escompté, car celui-ci ne comprend pas clairement pourquoi il est puni. C’est pourquoi la technique PDR suggère d’accompagner la punition d’une autosuggestion afin de clarifier à l’esprit le comportement incorrect pour lequel il est puni et ainsi éviter ce comportement. Les autosuggestions C2 aident à conditionner notre esprit à accepter la punition, puis à corriger notre comportement.

5. Comment savoir quand choisir la technique d’autosuggestion C2 ?

Dans le processus PDR, nous nous donnons des autosuggestions positives (types A, B et C1) afin de neutraliser les impulsions incorrectes provenant de notre subconscient. Dans la plupart des cas, les autosuggestions de type A, B ou C1 suffisent pour que notre esprit accepte et modifie son comportement incorrect. Cependant, si nous ne constatons aucun changement dans une pensée, une action ou une réaction incorrecte même après avoir suivi assidûment les autosuggestions pendant environ un mois, nous pouvons alors utiliser la technique C2 ou la méthode de punition.

Dans l’encadré ci-dessous, nous avons fourni un exemple illustrant quand utiliser une technique d’autosuggestion C2 :

Roberto est toujours trop critique envers son collègue Peter. Il est conscient de ce défaut de personnalité et a essayé sans succès de le réduire en suivant des autosuggestions de type A et B pendant deux mois. Cependant, ce défaut ne diminue pas autant que Roberto le souhaiterait. Le défaut de Roberto, qui consiste à critiquer Peter, lui cause du stress et lui a causé des problèmes au travail avec d’autres collègues, qui ont une mauvaise opinion de lui (Roberto).

Comme Roberto a déjà essayé les autosuggestions de type A et B pendant plus de 3 à 4 semaines, il peut appliquer la technique d’autosuggestion C2 pour surmonter plus rapidement ce défaut de personnalité à l’aide de la punition.

6. Comment encadrer les autosuggestions C2 ?

Le format pour formuler une autosuggestion C2 est le suivant :

Format 1 : [Action, pensée, émotion ou réaction incorrecte] + [Prise de conscience] + [Punition] + [Perspective correcte]

Ou

Format 2 : [Pensée, émotion, action ou réaction incorrecte] + [Perspective correcte] + [Punition]

Dans le processus PDR, on peut sélectionner différents défauts de personnalité ou plusieurs défauts à traiter à un moment donné, pour lesquels on peut utiliser des autosuggestions de type A, B ou C. Il est important de retenir que lorsqu’on sélectionne un ensemble d’autosuggestions, on ne doit utiliser qu’une seule autosuggestion C2 à la fois. Cela signifie que les autosuggestions C2 ne doivent être utilisées que pour un seul défaut à un moment donné. Pour les autres défauts sélectionnés, des autosuggestions de type A ou B peuvent être utilisées. En effet, l’esprit n’aime pas être puni et peut se rebeller contre cela. Par conséquent, utiliser plusieurs autosuggestions C2 à la fois ne sera pas efficace pour nous aider à surmonter les défauts sélectionnés.

6.1 Exemples d’autosuggestions (AS) automatiques C2 liées au TOC

Vous trouverez ci-dessous des exemples d’utilisation d’une AS C2 pour surmonter un trouble obsessionnel compulsif (TOC).

A. Trouble obsessionnel compulsif (TOC) lié au lavage fréquent des mains

Trouble obsessionnel compulsif (TOC) lié au lavage fréquent des mains

  • Chaque fois que j’ai envie de me laver les mains à plusieurs reprises, je vais en prendre conscience et me pincer fort.
  • Chaque fois que j’ai envie de me laver les mains à plusieurs reprises, je vais en prendre conscience et me pincer fort. Je vais réaliser que je les ai déjà lavées soigneusement.

 

 

B. Trouble obsessionnel compulsif (TOC) consistant à s’inquiéter d’avoir oublié de fermer sa chambre à clé.

Trouble obsessionnel compulsif (TOC) consistant à s'inquiéter d'avoir oublié de fermer sa chambre à clé

  • Chaque fois que je pense de manière répétée que je n’ai pas fermé ma chambre à clé, je vais en prendre conscience et me pincer fort.
  • Chaque fois que je pense de manière répétée que je n’ai pas fermé ma chambre à clé, je vais en prendre conscience et me pincer fort. Je vais réaliser qu’il s’agit d’un doute obsessif dans mon esprit.

 

 

C. Trouble obsessionnel compulsif (TOC) consistant à s’inquiéter de l’enregistrement de ses fichiers sur l’ordinateur

Trouble obsessionnel compulsif (TOC) consistant à s'inquiéter de l'enregistrement de ses fichiers sur l'ordinateur

  • Chaque fois que je pense à plusieurs reprises que je n’ai pas enregistré mon fichier, j’en prends conscience et je me pince fort.
  • Chaque fois que je pense à plusieurs reprises que je n’ai pas enregistré mon fichier, j’en prends conscience et je me pince fort. Je me rends compte que je me souviens clairement l’avoir fait.

 

 

D. Trouble obsessionnel compulsif (TOC) consistant à vouloir l’affection de quelqu’un

Trouble obsessionnel compulsif (TOC) consistant à vouloir l'affection de quelqu'un

  • Chaque fois que je pense que Sebastian m’aime, même s’il m’a répété à plusieurs reprises que ce n’était pas vrai, j’en prendrai conscience et je me pincerai fort.
  • Chaque fois que je pense que Sebastian m’aime, même s’il m’a répété à plusieurs reprises que ce n’était pas vrai, j’en prendrai conscience et je me pincerai fort. Je réaliserai que nourrir cette illusion m’empêchera d’avancer dans ma vie.

 

6.2 Autres exemples d’autosuggestions C2

Voici quelques exemples de suggestions automatiques C2 pour différents défauts de personnalité.

A. Critique excessive

Critique excessive

 

Erreur / Défaut Roberto critique excessivement son collègue Peter lors des réunions hebdomadaires du personnel. Il est conscient de ce défaut de personnalité et a essayé de le réduire en suivant des autosuggestions de type A pendant deux mois. Cependant, ce défaut ne diminue pas autant que Roberto le souhaiterait.
Format pour l’autosuggestion Action, pensée, émotion ou réaction incorrecte + prise de conscience + punition + perspective correcte
Autosuggestion Chaque fois que je suis sur le point de critiquer Peter lors de la réunion hebdomadaire du personnel, je vais me pincer et arrêter immédiatement cette pensée. Je vais alors me concentrer sur le déroulement de la réunion et passer un moment agréable de cette journée.

B. Envie

Envie

 

Erreur / Défaut Jennifer envie les vêtements et les bijoux coûteux de son amie Mary. Jennifer a essayé de réduire ses sentiments d’envie envers Mary en recourant à des autosuggestions A2. Cependant, elle continue à ressentir de l’envie envers son amie.
Format pour l’autosuggestion Action, pensée, émotion ou réaction incorrecte + prise de conscience + punition + perspective correcte
Autosuggestion Chaque fois que je suis envieuse en voyant Mary vêtue d’une magnifique robe et parée de bijoux en diamants, je resserre ma ceinture et me rappelle que je n’ai pas lieu d’avoir cette pensée et remercier Dieu pour tous les cadeaux qu’il m’a faits.

C. Negative thinking and Pessimism

Negative thinking and Pessimism

Erreur / Défaut Lukas est pessimiste depuis son adolescence et ne cesse de se dire : « C’est trop difficile pour moi ». À cause de cela, il se sent souvent malheureux et déprimé. Lukas a essayé pendant deux mois l’autosuggestion A1. Cependant, il ne constate aucun changement dans son processus de pensée, car le pessimisme est profondément ancré en lui.
Format pour l’autosuggestion Action, pensée, émotion ou réaction incorrecte + prise de conscience + punition + perspective correcte
Autosuggestion Chaque fois que je commence à avoir des pensées pessimistes, me disant que c’est trop difficile pour moi, je vais tirer immédiatement sur l’élastique autour de mon poignet et arrêter immédiatement cette pensée. Je vais me rappeler que c’est nouveau et que j’apprends et qu’avec le temps, je vais y arriver.

Chaque fois que je commence à avoir des pensées pessimistes, me disant que c’est trop difficile pour moi, je tire immédiatement sur l’élastique autour de mon poignet et je vais chercher de l’aide pour identifier la cause profonde de mon pessimisme.

D. L’Oubli

L’Oubli

Erreur / Défaut Melissa oublie sans cesse d’emporter ses clés lorsqu’elle part au bureau. Elle perd donc beaucoup de temps à retourner chez elle pour les récupérer. Melissa a essayé pendant plusieurs semaines les autosuggestions A1 pour lutter contre ses oublis, mais cette erreur se produit encore très souvent.
Format pour l’autosuggestion Action, pensée, émotion ou réaction incorrecte + prise de conscience + punition + perspective correcte
Autosuggestion Chaque fois que je me rends compte que j’ai oublié mes clés de maison en quittant la maison, je ne boirai pas ma tasse de thé le lendemain matin tant que je n’aurai pas mis ces clés dans mon sac à main.

Chaque fois que j’oublie mes clés de maison en sortant, je me rends compte que je dois me priver d’un plaisir pour conditionner mon esprit. Je vais donc renoncer à ma tasse de thé matinale jusqu’à ce que je pense systématiquement à prendre mes clés.

E. Paresse

Paresse

Erreur / Défaut Georgio est toujours trop paresseux pour préparer le dîner et gaspille son argent en commandant des plats de fast-food malsains. Georgio suit depuis plusieurs semaines une autosuggestion A1 pour remédier à son problème de paresse, mais il reste toujours aussi paresseux.
Format pour l’autosuggestion Action, pensée, émotion ou réaction incorrecte + prise de conscience + punition + perspective correcte
Autosuggestion Chaque fois que je me rends compte que je n’ai pas préparé le dîner par paresse, je vais cuisiner au lieu de regarder mon émission de télévision préférée.

Chaque fois que je commande à plusieurs reprises des plats à l’extérieur parce que je n’ai pas envie de cuisiner, je m’interdis de regarder mon émission de télévision préférée jusqu’à ce que j’aie préparé le dîner.

F. Indécision

Indécision

Erreur / Défaut Edgar est indécis et met beaucoup de temps à prendre même les décisions les plus simples. Son incapacité à prendre des décisions lui a causé, ainsi qu’à sa famille, de nombreux problèmes. Edgar a essayé pendant cinq semaines l’autosuggestion A1 pour lutter contre son indécision. Cependant, ce défaut continue de se manifester fortement.
Format pour l’autosuggestion Action, pensée, émotion ou réaction incorrecte + prise de conscience + punition + perspective correcte
Autosuggestion Chaque fois qu’Anna (ma femme) me dit que je n’ai pas été assez décisif, je l’accepterai et je ne mangerai pas de chocolat jusqu’à ce que je sois capable de prendre des décisions rapides.

Chaque fois que je me rendrai compte que ma famille a encore une fois dû subir les conséquences de mon indécision, j’éviterai de manger du chocolat pendant une semaine et je demanderai de l’aide pour comprendre les raisons profondes de mon indécision.

6.3 Exemples d’autosuggestions C2 pour surmonter les addictions

Voici quelques exemples d’autosuggestions C2 pour les addictions :

A. Dépendance à la nicotine ou dépendance au tabac

Dépendance à la nicotine ou dépendance au tabac

Erreur / Défaut Luisa fume depuis plus de 20 ans. Elle a essayé d’arrêter en suivant le protocole d’autosuggestion A1, mais cela fait plus d’un mois et sa consommation de cigarettes n’a que légèrement diminué.
Format pour l’autosuggestion Action, pensée, émotion ou réaction incorrecte + prise de conscience + punition + perspective correcte
Autosuggestion Chaque fois que j’ai envie de fumer une cigarette, je vais me rappeller que cela pourrait entraîner un cancer du poumon et la mort, alors je vais me pincer fort.

B. Dépendance à l’alcool ou alcoolisme

Dépendance à l'alcool ou alcoolisme

Erreur / Défaut Frank est alcoolique. Après avoir lu le site Web de SSRF, Frank a commencé à réciter le mantra protecteur de Shri Gurudev Datta afin de surmonter son addiction. Il a également suivi une autosuggestion A1 pendant deux mois. Ces deux efforts l’ont aidé à réduire ses envies dans une certaine mesure. Mais pour surmonter complètement son addiction, Frank a estimé qu’il pourrait être utile de suivre une autosuggestion C2, car son goût pour l’alcool est profondément ancré dans son subconscient.
Format pour l’autosuggestion Action, pensée, émotion ou réaction incorrecte + prise de conscience + punition + perspective correcte
Autosuggestion Chaque fois que j’ai envie de boire un verre d’alcool, je vais me rappeler que cela ruinera complètement ma vie et ma santé. Je me pince donc très fort.

C. Addict aux réseaux sociaux

Addict aux réseaux sociaux

Erreur / Défaut Melody passe plusieurs heures par jour sur les réseaux sociaux. Même si elle sait que c’est une perte de temps et que cela perturbe son esprit et la rend agitée, elle ne peut s’empêcher de le faire. Melody a suivi pendant un mois une autosuggestion A1 pour lutter contre son addiction aux réseaux sociaux. Cependant, elle n’a constaté que peu de progrès dans la réduction de ce défaut.
Format pour l’autosuggestion Action, pensée, émotion ou réaction incorrecte + prise de conscience + punition + perspective correcte
Autosuggestion Chaque fois que je suis sur le point de perdre mon temps sur les réseaux sociaux, je tire fort sur l’élastique autour de mon poignet et me rappeler iimediatement que c’est une perte de temps et que je ne devrais pas le faire.

Chaque fois que je suis sur le point d’accéder aux réseaux sociaux, je tire fort sur l’élastique autour de mon poignet et me rappeler que cela me perturbe mentalement et que c’est une perte de temps.

D. L’addiction au jeu

L'addiction au jeu

Erreur / Défaut Raphaël souffre d’une addiction profonde au jeu dont il a honte. Il a essayé l’autosuggestion A1 pendant plusieurs semaines, mais il continue d’associer le jeu au plaisir.
Format pour l’autosuggestion Action, pensée, émotion ou réaction incorrecte + prise de conscience + punition + perspective correcte
Autosuggestion Chaque fois que j’ai envie de jouer en ligne, je me pince fort et je me rappelle que le jeu est une mauvaise action qui me causera du tort financièrement.

7. Quelques exemples complémentaires de la méthode AS C2

  • Rêverie : chaque fois que je rêve à tout le plaisir que j’aurai en rentrant chez moi, je vais me pincer fort.
  • Pensées inutiles : chaque fois que je commence à penser aux courses que je dois faire après le travail pendant la réunion au bureau, je vais me pincer fort.
  • Actions inutiles : chaque fois que je suis assis et que je bouge les jambes pendant une réunion, je vais me pincer fort.
  • Méfiance : chaque fois que deux amis discutent et que je pense qu’ils doivent parler de moi, je vais me pincer fort.
  • Hallucinations : chaque fois que je suis seul dans une pièce et que j’ai l’impression que quelqu’un est près de moi, je vais me pincer.
  • Infériorité due à la comparaison avec les autres : chaque fois que je pense que mon collègue a tellement plus de qualités que moi, je vais me pincer.
  • Défaitisme : chaque fois que je me sens impuissant, que je pense que je n’ai personne dans ce monde, que personne ne m’aime et que je devrais m’enfuir quelque part, je me pincerai fort.
  • Pensées suicidaires : chaque fois que j’ai des pensées négatives, que je pense que je n’ai rien accompli dans ma vie et que j’envisage de me suicider, je me pincerai fort.
  • Pensées sexuelles : chaque fois que j’ai des pensées sexuelles répétitives, je me pincerai fort.

8. Points à retenir lors de l’utilisation des Autosuggestions C2

    • Pour être efficace, l’autosuggestion C2 que vous prenez doit être prise au moins cinq fois par jour.
    • Elle peut être donnée en entrant en transe ou en utilisant des chants et des prières pour atteindre un état de relaxation. (Référez-vous à l’article Comment faire une séance d’autosuggestion? pour des instructions détaillées).
    • Lorsque vous formulez l’autosuggestion de type C2, vous pouvez choisir une forme de punition qui, selon vous, serait la plus efficace pour vous dissuader de répéter un comportement négatif.
    • Voici quelques exemples de punitions possibles :
      • Se pincer pendant 30 secondes à 1 minute lorsque le défaut ou l’ego se manifeste
      • Attacher un élastique autour du poignet et le tirer pour provoquer une douleur lorsque le défaut ou l’ego se manifeste
      • Renoncer à un repas, à un dessert ou à un aliment préféré
      • Faire des tâches ménagères pour les autres
      • Faire des pompes ou d’autres exercices physiques
      • Renoncer à une activité que l’on trouve agréable (par exemple, regarder la télévision, consulter ses réseaux sociaux)

La punition mentionnée dans l’autosuggestion doit également être appliquée dès que possible, chaque fois qu’un comportement répréhensible spécifique se produit.

9. Comment la technique C2 aide à modifier rapidement un processus de pensée ou une action incorrecte

Dans cette méthode, chaque fois qu’un processus de pensée ou un comportement incorrect se produit, le corps ressent immédiatement une douleur due à un pincement. Pour éviter cette douleur, l’esprit commence à éviter les actions inappropriées ou les processus de pensées incorrectes. À mesure que l’impression que le comportement incorrect ou le processus de pensée incorrect est synonyme de douleur s’installe dans l’esprit, l’action correcte ou le processus de pensée correct commence à se mettre en place. En conséquence, la personnalité de l’individu commence à changer. C’est ce qu’on appelle la loi de l’association en psychologie.

10. Est-ce que faire pénitence pour mon défaut de personnalité revient à subir une punition ?

Bien qu’il puisse sembler que pénitence et punition soient synonymes, il existe une certaine distinction dans le processus de réflexion et l’objectif qui justifient leur application. Et ce, même si l’action entreprise pour la pénitence ou la punition peut être la même.

Les punitions sont des mesures prises à l’encontre de l’esprit afin de renforcer l’idée qu’une erreur particulière n’aurait pas dû être commise. Il est préférable de les considérer comme faisant partie de notre pratique spirituelle vyashti (pratique spirituelle entreprise pour notre propre développement personnel) pour le défaut de personnalité ou la manifestation de l’ego spécifique que nous nous efforçons de réduire.

Par exemple : si John travaille sur son défaut de personnalité qu’est la colère et qu’il se met très en colère pour quelque chose, il peut sauter un repas en guise de punition. S’il ne se met que modérément en colère, il peut se punir en prenant moins de nourriture pour son prochain repas.

Les pénitences sont des mesures que nous prenons pour compenser une erreur qui a un impact négatif sur notre pratique spirituelle. Elles sont plus souvent prises dans le cas d’erreurs samashti (erreurs commises en offrant un service pour diffuser la spiritualité et qui ont un impact négatif sur les autres).

Alors que les punitions agissent au niveau psychologique et conditionnent l’esprit à ne pas commettre d’action ou de réaction incorrecte, les pénitences sont une forme de pratique spirituelle qui va beaucoup plus loin. En accomplissant des pénitences par véritable remords pour nos pensées, actions ou réactions incorrectes, nous annulons en partie les démérites que nous avons encourus pour notre comportement incorrect. Nous inculquons également des valeurs, car le fait d’accomplir des expiations nous rend plus conscients de nos défauts de personnalité et des manifestations de notre ego. La grâce de Dieu est activée par une repentance sincère et le désir de ne pas répéter la même erreur, ce qui nous aide à aller à la racine du problème et à éliminer le défaut de personnalité qui a causé le mauvais comportement au départ.

Voici quelques exemples de sacrifices expiatoires :

  • Si Andrew s’adresse avec colère à un autre aspirant, il peut prendre en charge le satseva (service à la Vérité Absolue) de ce dernier, qui consiste à balayer la salle de l’ashram, afin de compenser l’impact de son erreur sur l’autre aspirant. Il pourrait également accomplir un autre seva pour eux ou une tâche personnelle s’ils y sont disposés.
  • Si Carole commet une erreur dans une publication spirituelle diffusée sous forme de newsletter, elle peut se racheter en sacrifiant son temps personnel et en l’utilisant à la place pour un samashti seva (service à la Vérité Absolue) supplémentaire.

Voici d’autres pénitences possibles :

  • Ne pas manger les aliments que vous aimez pendant un certain temps
  • Manger quelque chose que vous n’aimez pas pendant une semaine
  • Sauter un repas ou votre aliment préféré pendant quelques jours
  • Manger la moitié d’un repas (par exemple, si vous mangez habituellement 4 tranches de pain, n’en mangez que 2)
  • Effectuer des activités que vous n’aimez pas (par exemple, repasser, faire la vaisselle, nettoyer la salle de bain, ranger les placards)
  • Éviter de parler sauf en cas d’urgence ou de nécessité. (Cela peut être considéré comme un défaut, par exemple parler inutilement, critiquer les autres, ridiculiser les autres, avoir un ego démesuré, etc.)
  • Se lever tôt le matin si vous n’aimez pas le faire
  • Payer pour toute perte financière subie à la suite de votre erreur
  • Assumer de nouvelles responsabilités en plus de celles que vous avez actuellement et les remplir avec diligence

PLa pénitence que l’on accomplit doit être proportionnelle à la perte ou à l’ampleur des problèmes causés par son erreur. La sévérité de l’expiation doit dépendre de la gravité de l’erreur (c’est-à-dire légère, moyenne ou grave). Les expiations sont également utiles d’un point de vue karmique. Si l’on n’expie pas une erreur commise, on devra subir les répercussions de cette erreur dans cette vie ou dans des vies futures, conformément à la loi du karma.

Notes

  • Nous pouvons également nous expier pour des erreurs vyashti (individuelles), comme se mettre en colère.
  • Nous ne devrions utiliser la même expiation ou punition que lorsqu’un défaut de personnalité ou un ego particulier se manifeste.

Par exemple : si Rebecca saute des repas pour punir sa colère, elle ne devrait pas sauter de repas pour punir ou expier tout autre défaut ou égo afin d’éviter de semer la confusion dans son esprit.

11. Conclusion

La technique d’autosuggestion C2 est un outil puissant qui peut nous aider à éliminer les défauts de personnalité tenaces et les manifestations de l’ego dans les cas où d’autres efforts n’ont pas donné de résultats suffisants. Pour obtenir des conseils supplémentaires sur l’utilisation de cette technique et d’autres techniques d’autosuggestion, nous vous invitons à participer aux réunions spirituelles hebdomadaires gratuites en ligne de SSRF. Lors de ces réunions, nous vous aiderons à mieux comprendre le processus PDR et vous aiderons à formuler correctement des autosuggestions personnalisées adaptées à votre situation particulière.